Prime d’activité : une hausse de 50 euros par mois pour soutenir les travailleurs modestes

Le gouvernement a confirmé dernièrement, une revalorisation significative de la prime d’activité, dans le cadre du budget 2026. Cette aide destinée aux travailleurs modestes va augmenter d’environ 50 euros par mois en moyenne, afin de renforcer le pouvoir d’achat. La mesure entrera en vigueur à compter du 1er avril 2026.

Une revalorisation ciblée de la prime d’activité pour les revenus modestes

Cette hausse de la prime d’activité ne s’appliquera cependant pas de manière uniforme. Le gouvernement a fait le choix d’un dispositif ciblé, afin de concentrer l’effort budgétaire sur les travailleurs aux revenus modestes, jugés les plus exposés aux difficultés économiques actuelles et à la hausse des coûts de la vie.

3 millions de foyers concernés : en priorité entre 1 et 1,4 SMIC

La revalorisation de la prime d’activité concernera environ 3 millions de foyers en France. Le dispositif cible en priorité les travailleurs dont les revenus se situent entre 1 et 1,4 fois le SMIC, une catégorie souvent exclue d’autres aides sociales mais fortement touche par les tensions sur les pouvoirs sur le pouvoir d’achat. Ces salariés, qu’ils soient à temps plein ou à temps partiel, subissent de plein fouet l’augmentation des dépenses contraintes, notamment l’alimentation, l’énergie et le logement. En renforçant la prime d’activité pour cette tranche de revenus, l’exécutif souhaite rendre le travail plus rémunérateur et limiter le risque de décrochage financier. Cette mesure vise également à soutenir l’emploi, en encourageant l’activité professionnelle plutôt que le recours à des dispositifs d’assistance plus lourds.

Une mesure financée à hauteur de 1,5 milliard d’euros par l’Etat

Pour financer cette hausse, l’Etat a prévu une enveloppe supplémentaire estimée à 1,5 milliard d’euros dans le budget 2026 récemment adopté. Cet effort budgétaire s’inscrit dans une stratégie plus large de soutien au pouvoir d’achat, tout en maintenant un cadre de maîtrise des finances publiques. Le gouvernement assume ce choix, considérant la prime d’activité comme un outil efficace pour accompagner les travailleurs modestes sans peser excessivement sur les entreprises. Toutefois, cette dépense supplémentaire intervient dans un contexte de déficit public élevé, ce qui suscite des interrogations chez certaines économistes. Ces derniers soulignent la nécessité d’un équilibre entre aides sociales ciblées et réformes structurelles, notamment sur les salaires et l’emploi. Malgré ces débats, l’exécutif défend une mesure jugée socialement prioritaire.

Une hausse automatique, sans démarche spécifique

Pour les bénéficiaires, aucune démarche particulière ne sera nécessaire pour profiter de la revalorisation de la prime d’activité à partir du 1er avril 2026. La hausse sera appliquée automatiquement par la CAF, sur la base des déclarations de revenus déjà existantes. Concrètement, les nouveaux montants apparaîtront directement sur les versements mensuels, sans formalité supplémentaire. Cette automatisation vise à éviter le non-recours aux droits, un phénomène encore pour certaines aides sociales. Elle garantit également une mise en œuvre rapide et équitable de la mesure. Pour les foyers concernés, l’impact sera immédiat : jusqu’à 600 euros supplémentaires par an, permettant de mieux faire face aux dépenses courantes. Une simplicité administrative saluée par les associations de lutte contre la précarité.  

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