La propagation du variant Omicron du coronavirus dans le monde s’est accélérée dimanche avec 13 cas signalés aux Pays-Bas, deux au Danemark, en Australie et au Canada alors que, parallèlement, de plus en plus de pays imposent de nouvelles restrictions sur les voyages pour tenter de contenir l’épidémie.

Covid : le variant Omicron plus contagieux que les autres souches ?

Sur les 61 personnes testées positives au SARS-CoV-2 après leur arrivée vendredi à Amsterdam via deux vols en provenance d’Afrique du Sud, où Omicron a été identifié pour la première fois, 13 sont porteuses du nouveau variant.

«Il n’est pas impossible que d’autres cas apparaissent aux Pays-Bas», a déclaré le ministre de la Santé Hugo de Jonge lors d’une conférence de presse à Rotterdam. «Ce pourrait être que la partie émergée de l’iceberg», a-t-il ajouté.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré dimanche qu’on ne savait pas encore si le variant Omicron provoquait des symptome covid plus sévères que les autres souches.

“Les données préliminaires suggèrent qu’il y a une augmentation du taux d’hospitalisation en Afrique du Sud, mais cela peut être dû à l’augmentation du nombre global de personnes contaminées, plutôt qu’une conséquence spécifiquement liée au variant Omicron”, a indiqué l’OMS.

Omicron : Danemark, Canada, Israël, Grande-Bretagne touchés

Les deux cas du variant Omicron recensés au Danemark concernent des voyageurs en provenance d’Afrique du Sud, tout comme les deux autres signalés à Sidney.

Les autorités sanitaires au Canada ont confirmé pour leur part dimanche deux cas de contamination par le variant Omicron.

En France, le ministère de la Santé a fait savoir que huit cas étaient suspects et qu’un nouveau séquençage permettrait de confirmer s’il s’agit du variant Omicron ou non.

Israël de son côté a annoncé l’interdiction, à compter de dimanche minuit, de son territoire à tout visiteur étranger pendant deux semaines afin de contenir la propagation du variant Omicron.

Trop tard pour empêcher le virus de circuler

Même si les épidémiologistes s’accordent à dire qu’il est désormais trop tard pour empêcher le nouveau variant de circuler en fermant les frontières, plusieurs pays comme les Etats-Unis, le Brésil, le Canada, l’Australie, le Japon, la Corée du Sud ou encore des Etats membres de l’Union européenne ont limité ou suspendu leurs liaisons aériennes avec l’Afrique du Sud et d’autres pays d’Afrique australe.

L’Indonésie, l’Arabie saoudite sont venus dimanche s’ajouter à la liste des pays qui imposent des restrictions de voyage.

Le Premier ministre japonais Fumio Kishida a annoncé lundi que le Japon allait interdire aux visiteurs étrangers d’entrer dans le pays à compter de ce mardi.

L’Afrique du Sud a dénoncé ces mesures et estime être punie pour sa capacité à détecter rapidement de nouveaux variants de coronavirus alors que les restrictions décidées à travers le monde menacent son secteur touristique et d’autres pans de son économie.

Cyril Ramaphosa, le président sud-africain, a par ailleurs indiqué dimanche que son gouvernement envisageait de rendre la vaccination contre le COVID-19 obligatoire pour certaines professions et dans certaines régions. Il a critiqué à son tour les pays occidentaux qui imposent des interdictions de voyage.

«L’interdiction de voyager n’est pas fondée sur la science et ne sera pas non plus efficace pour empêcher la propagation de ce variant», a déclaré Cyril Ramaphosa.